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FRrontière de Kavimvira : des chauffeurs burundais dénoncent des "taxes illégales" de 10 000 FBu imposées avant l’achat du carburant.

Des chauffeurs, en majorité des ressortissants burundais, qui traversent la frontière de Kavimvira pour s’approvisionner en carburant à Uvira, dénoncent des tracasseries. Ils accusent des membres de l’association des vendeurs de leur imposer le paiement de 10 000 FBu par véhicule avant tout achat. La vice-présidente de l’association reconnaît les faits.


À la frontière de Kavimvira, point d’approvisionnement en carburant pour de nombreux Burundais, le climat devient tendu.


Selon plusieurs chauffeurs rencontrés par _Référence Congo FM_, des individus se présentant comme membres de l’association des vendeurs de carburant exigent un paiement de 10 000 FBu par véhicule avant même d’accéder au produit.


"On nous oblige à payer sans reçu, sans justification. Si tu refuses, tu n’achètes pas", témoigne un conducteur.


Pour ces usagers de la route, ces prélèvements s’ajoutent aux autres charges et alourdissent leurs coûts d’exploitation.


L’association reconnaît la collecte


Contactée par notre rédaction, la vice-présidente de l’association mise en cause n’a pas nié les faits.

Elle explique que cet argent est collecté pour "résoudre les problèmes internes de l’association".


Une justification qui ne convainc pas les chauffeurs, qui estiment subir de multiples paiements sans cadre légal clair.


Appel aux autorités


Face à cette situation, les conducteurs lancent un appel aux autorités compétentes.

Ils demandent une implication urgente afin de mettre fin à ce qu’ils qualifient de "calvaire" et de rétablir un cadre d’achat du carburant transparent à la frontière de Kavimvira.


Pour l’instant, aucune réaction officielle des autorités administratives et sécuritaires d’Uvira n’a été enregistrée