Uvira : 10 cadres de l'opposition libérés après 24 heures de détention au cachot de la PNC
Arrêtés lors de la marche pacifique de la coalition Article 64 contre le changement de Constitution, ils ont été relâchés ce mercredi sans que la police ne communique sur les motifs de leur interpellation.
Dix cadres de l'opposition politique ont recouvré leur liberté ce mercredi 16 septembre 2026 tard dans l'après-midi, après avoir passé 24 heures en détention au commissariat urbain d'Uvira.Ils avaient été arrêtés la veille, mardi 15 septembre, lors d'une marche pacifique organisée par la C64, la coalition Article 64.
Une marche dispersée par la PNC
Selon plusieurs témoins, plusieurs cadres et militants des partis membres de la coalition ont été interpellés sur les lieux de rassemblement.Nombre d'entre eux ont été appréhendés par la Police Nationale Congolaise (PNC) à la Place du Monument et sur la route Mwami, puis embarqués dans des jeeps vers le commissariat urbain d'Uvira.D'autres manifestants, qui avaient réussi à déborder les dispositifs policiers, s'étaient retranchés à la mairie d'Uvira. Alors qu'ils s'apprêtaient à lire leur mémorandum, ils ont été dispersés par les éléments de la PNC, sans usage d'armes ni de gaz lacrymogènes. Plusieurs cadres affirment avoir été violemment agressés avant leur transfert au commissariat.
"Nous avions informé les autorités"
Parmi les personnes interpellées figure Guillain Kikwire Karangwa, président fédéral du parti Ensemble pour la République à Uvira.Ce dernier affirme que les organisateurs avaient informé les autorités de la tenue de cette marche pacifique 48 heures à l'avance, comme l'exige la Constitution."Nous avons respecté la procédure", a-t-il déclaré après sa libération.Après audition, les 10 cadres ont été libérés. Jusqu'à présent, la police n'a communiqué ni sur le motif de leur interpellation, ni sur les conditions de leur libération.
Contexte
Pour rappel, l'opposition politique en RDC avait appelé à une marche pacifique sur toute l'étendue du territoire national ce mardi 15 septembre, pour dire non au projet de changement de la Constitution initié par le président Félix Tshisekedi.
PAR LA REDACTION DE REFERENCE CONGO FM
