Tanganyika : L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) place la lutte contre l’exploitation et les abus sexuels (PSEA) et la redevabilité envers les populations affectées (AAP) au cœur de ses actions
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’assistance d’urgence en faveur des ménages vulnérables dans l’Est de la République Démocratique du Congo, la spécialiste PSEA/AAP de la FAO madame Aurélie Buhendwa basée à Kinshasa a conduit une mission dans la province de Tanganyika, visant à renforcer l’intégration transversale des principes de Protection contre l’Exploitation et les Abus Sexuels (PSEA), de Redevabilité envers les Populations Affectées (AAP) et de Genre dans les activités de terrain.
Cette mission a permis de fournir un appui de proximité aux partenaires de mise en œuvre, notamment les organisations APV et SADEC, afin d’améliorer leurs pratiques opérationnelles lors des distributions de semences, de l’assistance monétaire et des activités de suivi.
Les partenaires ont salué cet accompagnement rapproché, qu’ils considèrent comme essentiel pour renforcer leurs capacités et assurer une mise en œuvre conforme aux standards éthiques et centrée sur les bénéficiaires.
Sur le plan communautaire, plusieurs séances de sensibilisation ont été organisées dans différents sites de déplacés, notamment à Ungwe, Mulange et Kisalaba. Ces activités, menées en langue locale, ont permis d’améliorer la compréhension des communautés sur leurs droits, y compris la gratuité de l’assistance humanitaire, les comportements attendus du personnel humanitaire et les mécanismes sûrs de signalement des plaintes.
Les bénéficiaires ont exprimé leur satisfaction quant à la clarté des informations reçues et à leur participation active dans ces sessions.
Par ailleurs, des séances de travail ont été tenues avec les comités de gestion des plaintes afin de renforcer leur rôle dans la réception, le traitement et le suivi des plaintes. Les membres des comités ont remercié la FAO pour cet appui, soulignant que ces échanges ont permis de mieux comprendre leurs responsabilités, notamment en matière de gestion confidentielle des plaintes, de protection des plaignants et des survivants, ainsi que de prise en compte des besoins spécifiques des femmes, des hommes, des filles, des garçons et des personnes vivant avec un handicap.
Les discussions ont également porté sur la situation des plaintes reçues, les défis rencontrés dans leur traitement, ainsi que les pistes d’amélioration pour rendre les mécanismes de redevabilité plus accessibles, inclusifs et efficaces.
À travers cette mission, la FAO réaffirme son engagement à promouvoir une assistance humanitaire responsable, inclusive et respectueuse des droits des populations affectées, tout en renforçant la confiance des communautés envers les mécanismes de plainte et les interventions mises en œuvre sur le terrain.
